LA SENTINELLE DES CÉVENNES

LE CHÂTEAU DU CHEYLARD D’AUJAC

- SITE OFFICIEL -

 

Jean-Claude DROUOT au château d'Aujac

Jean-Claude DROUOT et Gilbert LEAUTIER au château d'Aujac – Juin 2008

Jean-Claude DROUOT, Yann CRUVELLIER et Gilbert LEAUTIER au château d'Aujac – Juin 2008

Jean-Claude DROUOT et Gilbert LEAUTIER au château d'Aujac – Novembre 2010

Jean-Claude DROUOT et Gilbert LEAUTIER au château d'Aujac – Novembre 2010



PRESS-BOOK D’UNE RENCONTRE ACTEUR/AUTEUR

PROVENCE

Portraits cévenols

Jean-Claude Drouot a choisi de lire de beaux textes de Gilbert Léautier pour ces Portraits cévenols. Il a la carrure et l’épaisseur qui seyent, un côté roc moussu, il entre en scène lampe tempête à la main, s’installe à une petite table, et nous raconte les Cévennes, et plus encore les Cévenols. Il nous les présente, pratiques, bourrus, secrets, généreux mais point trop donneurs, fiers, façonnés par le vent, le ciel et l’âpre terre qui est la leur.
Jean-Claude Drouot est un charmeur, on le suit dans ce voyage d’humilité et d’humanité, pour un peu on verrait la bûche de la veillée sur la scène, pas du sapin qui brûle vite, ni même du châtaigner, mais du chêne, propice aux longues rencontres et aux épanchements discrets. "Le Jean-Claude" et "le Gilbert" sont peut-être aussi un peu sorciers. "L’Elie", "la Huguette" -- à moins que ce ne soit Muguette, ou Juliette --, "l’Yvonne", "l’Émile", sont sans doute toujours là, où ils sont nés, mais n’ont-ils pas rejoint leur dernière demeure ?
Ces magnifiques portraits nous rappellent qu’un pays existait avant les téléphones portables, que des gens étaient façonnés par ce pays et pas par la télévision. Etaient-ils plus ou moins libres que nous ? C’est un peu comme les Indiens, ils ont la faculté de nous faire rêver d’un monde d’avant la pollution. Merci pour ce voyage en terres si lointaines, et si proches...
Alain Pécoult

MIDI LIBRE

Des portraits d'êtres vrais et chauds à Serres

C'était dans le cadre des Estivales, sur la scène du théâtre en plein air à l'antique.
A Serres, les "Estivales" emmenées par l'acteur Jean-Claude Drouot vont bon train. Les réservations le démontrent. Pour la soirée intitulée "Musiques Nomades", il y a eu plus de cent soixante places achetées.
Mercredi soir, "Portraits cévenols" a attiré un public à la densité certes raisonnable, mais moindre que pour les fables de La Fontaine (jouées la veille), il est vrai libertines et donc attractives...
Il n'empêche que les visages taillés à la serpe par l'écrivain Gilbert Léautier, qui vit dans les Cévennes depuis près de quarante ans, ne manquaient pas de beauté

intérieure, de charme, de cette ruguosité humaine façonnée par des années de labeurs champêtres, souvent contre les éléments, mais toujours en harmonie avec les lois d'une nature encore préservée des progrès de la civilisation.
Jean-Claude Drouot a donc lu des (sacrés !) morceaux choisis extraits de deux ouvrages de Gilbert Léautier bellement intitulés : "Pour planter des arbres au jardin des autres" et "Pouvez-vous prouver que vous n'êtes pas un escargot ?". Titres drolatiques fleurant bon l'humour tendre teinté d'une philosophie de la vie invitant à prendre de la distance vis-à-vis de tout ce qui déshumanise.
Justement, ces portraits de Cévenols avaient un bon goût de terroir (pas celui qu'on nous sert inodore dans les campagnes de "pub" pour vendre à d'ignorants touristes une occitanie d'opérette) mais le vrai, le quasiment introuvable, celui dont l'accent roule comme une pierre de fronde... La voix de Drouot tombait donc à pic, lui qui jadis incarna Thierry la Fronde.
Emile, l'épicière. Emile : sale, ivrogne, ancien de 14-18, qui élève une courge de 50 kg et que ses proches rejettent, que les hommes ignorent, sans doute parce que lui les connaît. Pas en surface mais en profondeur : Emile est humain, trop sans doute, et donc attachant. Puis il y a l'épicière... Et tant d'autres Cévenols, héritiers des Camisards, ces résistants de toujours, cette bonne pâte humaine dont le coeur n'est pas en forme de porte-monaie mais bourré de générosité. Mercredi soir, à Serres, un vent frais a soufflé...
B. C.

REPUBLIQUE DU CENTRE

L'univers cévenol avec l'incomparable Jean-Claude Drouot

Un décor d'une sobriété rustique pour ne pas dire spartiate. Dans l'ombre, se dessinent peu à peu les formes d'un intérieur modeste, éclairées par la lueur vacillante d'une lampe tempête : une table de ferme où se trouvent posés un livre, un verre, une bouteille. Côté cour, un fauteuil d'un autre âge. Le temps qu'une voix off rappelle qu'on est au pays cévenol, une terre rude avec ses habitants forgés par les saisons et le vent, et le conteur, massif, robuste, sort de l'ombre à son tour, dans ses vêtements couleur d'automne.
Jean-Claude Drouot s'installe alors à la table et donne vie aussitôt aux personnages que l'auteur, Gilbert Léautier, a si bien ciselés dans leur existence quotidienne…
La voix est forte, solide, caressante même, pour conter l'histoire de ces gens taillés à l'état brut dans le vif de leur vie. On apprécie l'attachement d'Yvonne à ses pommes, celui d'Yvette…? de Juliette…? de Lucette…? voire d'Henriette, qui trotte menu, pour sa boutique aux ressources insoupçonnées. Dans cette caverne d'Ali Baba, figée dans le temps, on y trouve encore la cuvette du bas de la pile, le clou vendu à l'unité, dans une atmosphère de confessionnal. Quelques secondes plus tard, quelques pages plus loin, on souffre avec la solitude profonde du vieil oncle Lucien rescapé mais jamais guéri de la Grande Guerre, devenu bien encombrant, et qu'on abandonnera à l'hospice. Et surtout, .
Jean-Claude Drouot, les lunettes rondes installées au bout de son nez de musaraigne (On est loin de l'appendice en forme de péninsule que Cyrano promenait il y a 31 ans, sous le chapiteau des Tréteaux de France) continue de dessiner en images parlées…et la magie opère. Entre silence et parole, de la table à la chaise, à la manière d'un héros de Brel ou de Ferrat, il conte la musique de la vie devant les spectateurs en pleine communion.
R.M.

Voir aussi liens :
LA MARSEILLAISE : http://gilbertleautier-marseillaise-presse.over-blog.com/
MIDI LIBRE : http://gilbertleautier-midilibre-presse.over-blog.com

 

 

 

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